le storytelling dans la peau
  • Que penser du storytelling franco-français en politique ?

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    août 16th, 2010Marieanalyses

    Remontons en 2007, glanons quelques infos synthétiques dans l’ouvrage de Christian Salmon ainsi que dans le dossier spécial du 16 juillet dernier, consacré à la Communication de l’Elysée d’ici 2012. Le storytelling version Nicolas Sarkozy y est dans les 2 cas stigmatisé.

    1. S’appuyer sur les grands mythes qui ont bâti l’histoire française pour caresser l’électorat dans le sens du poil est d’une part dépassé (les préoccupations d’hier n’ont rien à voir avec celles d’aujourd’hui) et d’autre part démagogique.  
    2. Scénariser le mandat avec des accents people pour évincer une actualité sociale et/ou diplomatique, ce n’est pas exactement ce qu’on attend d’un président
    3. Utiliser des anecdotes pour exemplariser un argument, pourquoi pas ; que l’anecdote prenne la place de l’argument, c’est dangereux, surtout quand l’anecdote en question est une pure invention.

    Peut-on utiliser néanmoins le storytelling en politique ? Je me permets de répondre oui. A condition que celui-ci soit citoyen et donc porté par chacun d’entre nous. Imaginons par exemple un Facebook stories citoyen, passerelle entre un hier et un demain…  En lançant Désirs d’Avenir, Ségolène Royal (qui elle aussi a utilisé en 2007 le storytelling façon Nicolas Sarkozy) se tourne vers le participatif mais semble oublier que la narration rend le débat accessible au plus grand nombre…

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