le storytelling dans la peau
  • Le Buzz oui, mais pas que.

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    scissors
    septembre 30th, 2010Marieanalyses, news

    Je travaille en ce moment pour une enseigne immobilière, sur un dispositif de Marketing transmedia du national au local en m’appuyant à fond sur le storytelling. Un parti-pris à la fois stratégique qui laisse le champ libre à la créativité  en intégrant l’articulation transmedia au récit : une double occasion de jouer  la carte des réseaux sociaux, dans ce qu’ils ont de plus narratif, relier le national au local, en puisant dans la matière narrative des spots publicitaires pour prolonger l’histoire, voire la démultiplier. Le but étant d’émerger dans un no man’s land créatif en la matière à quelques exceptions près, prolonger le buzz sur le long cours, pour inscrire une marque et son réseau dans l’espace social virtuel. 

    Parce qu’au fond le buzz, c’est bien mais après le buzz ? Le buzz est-il antithétique avec l’inscription de la marque dans une stratégie au long cours ? Non.  Faut-il dédier la majeure partie des lignes d’un budget  au dispositif de buzz pour autant ?  Euh… comment vous dire, l’hiver approchant, on peut aimer les bons et beaux feux de bois, mais préférer éviter les feux de paille ;). Finalement, c’est un peu comme privilégier l’achat de mots-clés au référencement naturel de longue traîne, alors que les deux peuvent être pris en considération.

    Prenons un exemple : la campagne virale de Buzzman pour Tippex, franchement, je l’ai trouvée très chouette en cette rentrée.  Mais l’investissement sur Facebook là où paradoxalement la plupart des gens ont découvert la vidéo est pour le moins déceptif : en gros il ne s’y passe pas grand-chose et le niveau qualitatif d’intervention est faible comparativement à l’habileté du film interactif. Le soufflet était magnifique pourtant, avec un FWA Award récupéré au passage. Les tippex sont dans les trousses et ça suffit ? C’est peut-être une question de stratégie que j’ignore.  Néanmoins, le Buzz oui, mais pas que.  Entretenir la flamme avec le consommateur c’est un travail au quotidien. On n’aime pas sa femme que le jour d’anniversaire de mariage. Dans cette perspective, le 2.0 prend toute son importance. Plus l’internaute passe de temps avec la marque, mieux il la mémorise en créant avec elle un rapport d’empathie. On installe ainsi plus vite et mieux une image, un relooking, un produit… Créer le buzz oui, le faire devenir autre chose et permettre de prolonger et d’inscrire la dimension narrative du produit, du service et de la marque dans la vie des internautes et consommateurs, ce serait dommage de s’en priver.  Surtout lorsque cette démarche s’avère  peu coûteuse en termes de production et ne requiert pas beaucoup de ressources. Autre métaphore : le Buzz mais pas que, c’est la jouissance féminine (celle qui dure) et la jouissance masculine (le pic) enfin à la portée des  2 sexes : le pied intégral en somme…

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