le storytelling dans la peau
  • DiorHomme : bronx sur la fanpage facebook, loupé sur le teasing et comment on aurait pu mieux faire

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    septembre 7th, 2010MarieLoupé, analyses, news

    C’est arrivé ce matin dans ma boîte mail : Dior s’accapare trois chouchous du cinéma à savoir Guy Ritchie, Jude Law et Peter Lindberg (rien que ça) autour d’un film de 5 minutes réalisé par le premier chouchou qui met en scène le second, avec le troisième comme chef opérateur. Jusqu’ici tout va bien. Les teasings qui affluent sur la toile sont savoureux et Jude Law à craquer/croquer (les 2). Jusque là, on est tous très contents. Sauf que, il y a hic sur le site-même et « Oh my god !» quant à la fanpage facebook. Sur le site, la DA est so chic, mais les vidéos mettent un temps fou à charger et la navigation bugue quelque peu, question de bande passante ? Premier soupir de déception. Sur la page Facebook dédiée au film, on retrouve 8 extraits du film, qui portent chacun un nom différent. Le wall ne permet pas à tout un chacun de poster, seul DiorHomme peut prendre la parole et on ne comprend pas bien la logique du community management. Deuxième à énième soupir de déception. Au départ, il semble s’agir d’une énigme à résoudre, qui s’effiloche en rien du tout. Ensuite, on a droit à une première ébauche de storytelling collectif via la question « Qui mieux que Jude Law pouvait incarner le héros de Dior Homme ? ». Enfin, on nous avertit que l’on peut assister en tant que privilégiés à l’avant-première du film. Cet accès privilégié est relayé par l’application « DiorHomme » (cf. 3ème onglet de la page fan) plutôt obscure et puis, c’est tout !!

    Quelle logique y ‘a-t-il là-dedans ? Pourquoi dépenser autant dans un film réalisé exclusivement pour Internet et soigner aussi peu son principal carrefour d’audience ? Pourquoi ne pas avoir utilisé la trame narrative du film pendant la phase de teasing pour fédérer la  communauté de fans ?

    Parce que la trame narrative est riche et suffisamment ouverte pour que les internautes puissent s’identifier aux personnages. Un homme, une femme. Il, Elle. Pas de prénom. Un processus de séduction ou de re-séduction, dans lequel chacun d’entre nous peut se reconnaître, le glamour en plus. Bref, il y aurait eu tant à faire pour plaire aux femmes, principales prescriptrices, autant qu’aux hommes, dans un grand jeu de séduction online où les icônes du film, Il et Elle auraient pu prêter leur voix et leur image aux internautes en quête de séduction et de glamour, autant dire NOUS TOUS. Le dispositif aurait pu converger vers « a rendez-vous » -le titre du film- IRL, où séducteurs/séductrices et séduits/séduites auraient pu se découvrir et pourquoi pas Place du Trocadéro, lieu emblématique du film et de la publicité Print ? Un dispositif évènementialisé auquel aurait pu s’ajouter quelques grammes de transmedia supplémentaires par le biais du téléphone, objet et media extrêmement présent dans le film… En somme, on aurait pu créer non seulement un buzz fort sensuel mais un carton mémorable dans l’histoire du parfum autour de ce film, qui le mérite.

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