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le storytelling dans la peau-
février 9th, 2012Non classé, analysesLes marques sont et même doivent s’impliquer politiquement au sens où l’entend Alain Renaudin : « Non pas nécessairement acteurs politiques au sens partisan du terme, mais politiques au sens de l’implication dans le mode de fonctionnement de notre communauté sociale. Face aux enjeux contemporains qui sont les nôtres, nous sommes tous parties prenantes d’un destin commun, interconnectés et interdépendants, personne ne doit vivre dans sa bulle. »
Par ailleurs le billboard de Facebook sur Times Quare, où chacun est invité à exprimé ses opinions, est un bon exemple d’engagement du réseau social en politique.
On peut très bien imaginer que les marques se prêtent au même jeu et proposent aux internautes d’exprimer les thématiques qu’ils souhaitent voir traiter par une marque. On évince ainsi la critique dont ont si peur les marques ou plutôt on la transforme en critique constructive. Le capital marque ne risque plus l’érosion, au contraire il s’enrichit en investiss
ant la marque d’un nouveau rôle, celui de créateur de valeurs. Si l’on poursuit encore une fois la pensée d’Alain Renaudin : « Les entreprises s’engagent, et même le revendiquent, en termes de responsabilités sociales et environnementales par exemple, et c’est bien le moins que nous attendons d’elles. » Elles respectent, enrichissent et même créent donc de la valeur. En incitant les internautes à choisir les thèmes qu’ils désirent voir soutenus par une marque, celle-ci rentre dans le jeu social et politique avec les internautes et consommateurs comme aspirants satisfaits puisqu’initiateurs du débat.Autre façon d’enrichir le capital d’une marque, le storytelling collectif, qui lui aussi écarte la critique. Toutes les marques ont une histoire. Il suffit de proposer aux internautes de poursuivre cette histoire ou d’agréger leur propre histoire à l’histoire de la marque, il existe déjà des exemples probants de ce process. Nana et Toyota s’y sont essayés, avec succès. Si ces exemples sont propulsés via des sites internet qui leur sont propres, rien n’empêche la marque de gérer ces « histoires » sur les réseaux sociaux. Prenons Nana : elle peut tout à fait proposer à ses fans de raconter des histoires de façons périodiques (sans jeu de mots
. A titre d’exemple on peut très bien imaginer une succession de « stories » avec le postulat suivant, si ce n’est déjà fait : Votre anecdote du mois avec Nana ?Deux démarches héritées du crowdsourcing, qui ont le mérite de tenter quelque chose de neuf, et qui, si elles ne suppriment pas totalement la critique, investissent les internautes d’un rôle nouveau, celui de créateurs collectifs dans un nouveau jeu démocratique.
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